– Les maires portent, aujourd'hui, le poids de la réalité politique vraie, celle du terrain. François Bayrou, interview Arlette Chabot, Europe 1, 14 mars 2002 .
– Les gangs de jeunes, c'est nous (les maires) qui les avons ; les usines qui ferment, c'est nous qui les avons…, alors, donnez-nous le pouvoir et les moyens ! Jean-Louis Borloo, Europe 1 , 14 mars 2002
– L'Euro, c'est un truc formidable pour les gens qui voyagent, pas pour les gens qui vivent dans des cités. Philippe Manière, journaliste à l'Expansion, interview RFI , 25 août 2002 .
– Un enfant ne peut pas être inscrit à l'école de sa commune, faute de place, mais le maire de cette même commune lui refuse une dérogation pour s'inscrire dans la commune voisine.
Julien Courbet (RTL) au maire-adjoint : – Si vous n'avez pas d'ouverture de classe et si les enfants ne peuvent pas aller dans la commune d'à côté, comment on fait ?
Le maire adjoint : – Si nos enfants vont s'inscrire dans la commune d'à côté, comment allons -nous pouvoir ouvrir une troisième classe ? (L'entretien entre Julien Courbet et cet élu municipal était tellement surréaliste que je suis resté de longs moments sans voix, au point de ne plus être sûr de n'avoir pas rêvé ; et pourtant, je suis à peu près certain de l'avoir entendu, un matin de mai 2004 !)
– S'ils (les jeunes adultes illettrés) possèdent une langue orale approximative, ils n'ont aucune idée de ce qu'est la langue écrite (…).On met la lecture en avant, mais en fait, cela cache, ce qui est plus grave, l' énorme difficulté de l'écriture (…). Qu'est-ce qu'on fait au plan national ? Ma réponse est qu'on ne fait pas grand chose…
Patricia Martin : Je croyais qu'il y avait un groupe d'intervention permanent !
Alain Bentolila : Sa permanence n'a pas donné beaucoup d'effets : faiblesse de la volonté politique… Un jeune adulte sur dix est illettré, soit plus de 70.000 nouveaux illettrés tous les ans… Ces jeunes ont passé près de quatorze années à l'école… L'école a complètement échoué dans sa capacité à repousser l'analphabétisme. Alain Bentolila, linguiste, interview Patricia Martin, France Inter , 7 janvier 2000.
– André a décidé de suivre une remise à niveau, mais on ne va pas lui apprendre à lire, ce serait trop long , disent les spécialistes ; on va juste lui apprendre à se débrouiller avec ce handicap. (André, adulte illettré) Europe 1 , 13 octobre 2000.
– 10 à 15 % des jeunes ne fréquentent plus l'école ! Dominique Perben, Garde des Sceaux, in Mots Mots Croisés, Arlette Chabot, France 2 , 7 octobre 2002.
– Il est nécessaire de lutter contre l'échec scolaire très tôt. (Monique Vuaillat, syndicaliste S.N.E.S., Europe 1, 22 janvier 2000). – Il faut s'attaquer au problème de l'échec scolaire bien plus en amont, dès le primaire. (Monique Vuaillat, Europe 1, 28 mars 2000).
– Question : Si vous étiez Ministre de l'Éducation Nationale ?
– Réponse : Priorité à l'aide précoce à ces élèves qui sont en perdition dès la maternelle, parce que ceux-là, on sait qu'ils vont galérer toute leur vie. (Monique Vuaillat, interview Laura Massis, France 3, 30 janvier 2001).
– La France a un système éducatif issu d'une société très hiérarchique et installé à la fin du XIXème siècle, un système où l'on apprend, mais où l'on n'apprend pas à apprendre... Donner à l'élève le goût d'apprendre, ce n'est pas lui dire "apprends et récite !". (Jacques Marseille, économiste, historien, universitaire, chez Y. Calvi, Europe 1, 25 février 2000).
– Nos programmes sont trop universitaires, trop abstraits, trop tôt... Par exemple, le programme d'histoire, en classe de troisième, requiert des élèves une capacité d'analyse digne de l'agrégation. (Luc Ferry, président de la Commission Nationale des Programmes, interrogé sur Europe 1 par Yves Calvi, 23 janvier 2002).
– 13,2 élèves par ordinateur dans le primaire, 8,6 dans le secondaire... La France se trouve dans le peloton de queue de l'Union Européenne (dans le peloton de tête : Luxembourg et Danemark avec 1 à 2 élèves par ordinateur). Rapport 2000-2001 d'Eurydice, réseau d'information sur l'Éducation en Europe ( Libération , 25 décembre 2001).
– Université de Saint-Denis (Paris VIII) : 22,9% de réussite au Deug en deux ans, durée normale d'obtention de ce diplôme ; 80,7% de réussite à Dauphine (Paris-IX)... Pour les autres universités, le contraste est moindre. La plupart tournent, à 5% près, autour du taux de réussite moyen : 45,5% en deux ans. En trois ans, le chiffre monte à 68,8%. (Libération , 17 octobre 2001).
– On sait bien que la réussite scolaire c'est quelque chose qui désamorce la violence. (Un prof du lycée Blaise Cendrars, Sevran, 93, Ça me révolte, M6, 06 décembre 2001).
– Les marches pour l'égalité des années 80 ont été une erreur grave… Les îlotiers sont systématiquement caillassés dans certains quartiers… La société n'a pas réussi… Les parents n'ont pas fait leur devoir, l'école non plus… L'Éducation Nationale nous demande de prendre sa place pour faire de la discipline dans les établissements…, moi je dis non ! (Patrick M., policier, syndicaliste, Ripostes, La Cinquième, 12 novembre 2000)
– On traîne un laxisme depuis des années, qui nous pourrit la vie… (Un prof de maths, RTL, Les Auditeurs ont la parole, 24 janvier 2000).
– On a des élèves de plus en plus inadaptés au fur et à mesure que les années passent. (Une enseignante, Europe 1, 25 février 2000).
– Un enseignant du public sur cinq choisit l'école de ses enfants, parce qu'il connaît le système. (Jacques Marseille, universitaire, Europe 1, 25 février 2000).
– Grands gagnants à la course de l'excellence…, les enfants de profs constituent le quart des promos de HEC, le tiers des rangs de l'X, plus de 40% des élèves de Centrale, Paris, la moitié de ceux de l'"Agro"… alors que leurs parents représentent à peine 5% de la population active. (Marie-Laure de Léotard, citée par le mensuel Capital , février 2002, p. 95). |