Cerises sur le gâteau : je vais profiter de l'occasion pour dire tout le bien que je pense du multimédia, notamment en matière de presse écrite. C'est ainsi qu'un certain nombre d'organes de presse ont choisi de promouvoir de grandes oeuvres pas forcément écrites (cf. séries diffusées en supplément d'un quotidien ou d'un magazine ; je signalerai tout particulièrement Le Monde, Le Figaro, Le Figaro Magazine et Télérama.). Cela nous a valu de superbes collections sur CD et DVD autour de la musique classique, du jazz, de l'opéra, mais aussi des archives historiques (guerres mondiales et autres), des visites virtuelles des grands musées du monde... Certaines de ces productions ont déjà été évoquées ailleurs sur ce site.
En guise de cerise(s) sur le gâteau, donc, j'ai choisi d'aller piocher dans certains documents vidéo, afin d'en extraire certaines images ; ce sera notamment le cas du formidable Don Giovanni de Zeffirelli au Metropolitan Opera de New York, ainsi que de productions de pièces de Shakespeare captées par la BBC, mais pas uniquement.
Je me souviens avoir suggéré au bibliothécaire en chef du CDI où j'officiais alors l'opportunité qu'il y aurait d'enrichir le fonds de la bibliothèque de produits culturels somme toute très bon marché ; en pure perte ! Cet imbécile, pour attirer les élèves au CDI, n'avait rien trouvé de plus "intelligent" que d'acheter la collection complète des mangas à la mode (Naruto, Death Note, etc.). De fait, à la pause de midi, le CDI était noir de monde : rien que des lecteurs de mangas...
Par parenthèse, que dire du Don Giovanni du Metropolitan Opera de New York ? sinon que c'est d'abord l'oeuvre de Franco Zeffirelli, qui signe aussi les décors... Ouf ! Pour une fois qu'un olibrius de metteur en scène en mal d'inspiration ne nous transporte pas au XXIVème siècle, entre terrains vagues et cheminées d'usines ! J'ai trouvé que le personnage central avait un côté "Falstaff", mais ça tient au physique de Bryn Terfel. À part ça, on se dit que de voir un opéra italien sans coupures intempestives faites de de "Bravo !" ou de "Ouhhh", de la part d'un public vulgaire et mal élevé, qui ne vient que pour applaudir ou siffler les artistes - celui du MET a dû recevoir de sévères consignes pour cause de captation vidéo ! - après chaque aria, c'est vraiment le pied, pour dire les choses simplement ! En tout cas, je sais que, désormais, je ne verrai plus d'opéras italiens qu'en DVD !
Bien évidemment, les images qui suivent, issues de la somptueuse production de Zeffirelli, ont été extraites (exercice assez hasardeux !) du DVD reproduit ci-dessous et converties en stéréoscopies par mes soins. Et voilà que, tout d'un coup, je me mets à rêver de livrets d'opéra richement illustrés d'images en... 3D ! Non, mais c'est vrai quoi, de beaux livrets (pas que pour l'opéra, d'ailleurs ; ça vaut aussi pour le théâtre !) copieusement illustrés de photos faites "on stage", voilà qui nous changerait de la morosité ambiante, non ? Sans oublier les posters et autres affiches XXL (et en 3D évidemment !) que les acteurs et actrices, chanteurs et cantatrices seraient ravis de dédicacer à l'entracte !
Le survol de l'image permet de la contempler dans ses versions "native" (2D) puis "retouchée" (3D) |
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Ce qui suit est un pot-pourri de choses glanées ici ou là, à partir de captations vidéo. By the way, soit dit en passant, ce qu'il y a de bien chez les Allemands (Wagner, Strauß...), mais aussi les Russes c'est qu'entre le lever et le tomber du rideau, soit durant au moins un acte entier, on n'entend que de la musique !
Revoir la grande Jane Lapotaire dans le rôle de Lady Macbeth, quel régal ! Et que dire du mythique John Gielgud ? Ce que peu de gens savent, c'est qu'avant de briller à Hollywood, feu Richard Burton, à l'instar de plein d'autres grands acteurs de cinéma (cf. Timothy Dalton), fut un grand shakespearien. Sur les images qui suivent, pas de Burton, ni de Dalton, ni de Gielgud, mais ceux qui sont là ne sont pas mal non plus, et ce n'est qu'un échantillon !
Il me semble l'avoir déjà signalé ailleurs (peut-être sur un autre blog) ; le fait est qu'en matière de produits culturels, je crois bien que les Allemands sont imbattables en termes de rapport qualité-prix. C'est ainsi que ce coffret "Shakespeare", qui ne contient pas tout le théâtre, certes, mais quand même (!), m'a coûté moins d'une vingtaine de malheureux petits euros ! Last but not least: le doublage en allemand est juste prodigieux, au point que l'on se surprend à zapper continuellement entre le son originel et son echo germanique. Comment dit-on déjà : "parce que Shakespeare le vaut bien !" ? Ailleurs, on dit aussi : "Prädikat: Wertvoll!".
Voilà une occasion supplémentaire pour regretter que les établissements scolaires soient si peu et si mal équipés, non seulement en matériel informatique, mais également en salles de projection, qui permettraient aux élèves de découvrir bien des oeuvres du grand ou petit répertoire, grâce à la vidéo (Il reste aux distributeurs de matériel du type "home cinéma" de prospecter sérieusement en direction des établissements scolaires.). Sinon, on pense ce qu'on veut de structures comme Youtube, en termes de protection/violation des droits d'auteurs et du copyright ; cela dit, franchement, quelle mine de pépites en tous genres, pour qui est un peu curieux de (re)découvrir des choses !
Pour ma part, je ne me lasserai jamais du Liebestod de Jessye Norman, assistée par un Karajan bien affaibli, mais qui trouve là je ne sais quelle énergie pour nous livrer cette chose qui me donne la chair de poule à chaque visionnage. Vous ai-je dit qu'on était à Salzburg, la ville natale de Mozart, un "petit patelin" que j'adore ? J'ai profité de l'occasion pour y ajouter une petite flopée de perles que l'on doit à l'immortel Wolfgang Amadeus... (Par parenthèse : il se peut que les vidéos répertoriées ci-dessous ne s'affichent pas sur votre écran ; en ce qui me concerne, j'ai pu vérifier que l'affichage se faisait à 100 % via Google Chrome.).
Nota bene to the Youtube archives: You don't need to be a believer to appreciate the genius of Mozart, a freemason composing for the Catholic Church! By the way, I adored listening to and seeing Bernstein, but this time he seems to have confused Mozart with Bruckner: "Es müßte ein Andante sein, Lenny, höchstens ein Adagio, aber kein Largo!" (It should be an Andante, at most an Adagio, but not a Largo!). But it was Bernstein! ... What should I say about Karajan and Norman in Salzburg? [Strange words by Karajan, on the way to the concerthall: "C'est fini! That's the end!". And his wife replies: "Non, non, non, rien n'est fini ; tout commence ... Nothing is finished, everything is at the beginning."] That I have goose bumps every time I watch that archive? That is far below the truth! Have you got how she whispers (= piano / pianíssimo!) at the beginning: "Mild und leise, wie er lächelt, wie das Auge hold er öffnet"? ... (ce qui précède est un commentaire que j'avais posté sur un autre blog, en langue anglaise celui-là, à propos des extraits musicaux sus-mentionnés.).
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