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Vivre de plus en plus vieux, et après ?

 

Comme une histoire sans paroles, en douze images.

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Les images qui précèdent sont assez explicites, non ?

Nous sommes un samedi, jour de marché, à quelques encablures du Conseil Economique, Social et Environnemental (Place d'Iéna, Paris 16ème). Je suis sorti, peu de temps auparavant, du Musée Guimet, et j'attends le prochain bus en direction de la Gare de l'Est, lorsque j'aperçois une femme d'un certain âge, se déplaçant d'une étrange façon. Je comprends très vite qu'elle s'appuie sur une canne, tout en se déplaçant avec un chariot et un sac à provisions. Et comme elle n'a qu'une main libre, elle doit déplacer un objet à la fois, d'où de nombreux allers-retours.

Sur le moment, je me dis qu'elle a besoin d'aide, sauf que je suis bien encombré avec du matériel photographique bien lourd. Du coup, j'hésite. Et c'est là que j'aperçois un groupe de jeunes femmes, attendant leur bus sur l'arrêt d'en face. Visiblement, elles ont été elles aussi intriguées par le manège de la vieille dame et entreprennent aussitôt d'aller à son secours. Après quelques minutes de conciliabule, le groupe se met en route, je suppose vers le domicile de la vieille dame. Ouf, me voilà rassuré !

Cette scène me laisse quand même un peu perplexe, le quartier étant plutôt huppé. Normalement, une personne aisée aurait chargé quelqu'un de faire ses courses voire se ferait accompagner par une femme de ménage ; il y en a beaucoup dans le quartier. Seulement voilà, à l'évidence, il n'y a pas que des riches dans l'ouest parisien !

Deuxième histoire presque sans paroles.

Cette fois, nous sommes dans la banlieue parisienne, dans un quartier semi-populaire (HLM), semi-résidentiel.

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Je me trouve sur le perron d'un immeuble lorsque j'aperçois sur le trottoir un homme visiblement très âgé, s'appuyant sur une canne tout en tentant de faire avancer un déambulateur. Il semble qu'il veuille accéder à l'immeuble ; sauf qu'il y a l'escalier à gravir.

Je descends récupérer le déambulateur, qui s'avère bien lourd : une bonne douzaine de kilos, et je me demande depuis combien de temps il traîne cet engin et d'où il peut bien venir ! Et c'est là que me vient l'idée de sortir mon petit appareil photo...

Je ne l'aide pas à gravir l'escalier, et ce, pour une raison très simple : dans son état, le fait de produire des efforts quotidiens ne peut que retarder la survenue de l'impotence. Tant qu'il peut sortir et se déplacer avec son déambulateur, il jouit encore d'une certaine autonomie qui l'éloignera provisoirement du fauteuil roulant. Autant, donc, le laisser s'infliger ce petit exercice de gymnastique quotidienne. Cela dit, s'il avait manifesté quelque défaillance, j'aurais bien été obligé de le soutenir jusqu'en haut des marches.

Le voilà tout en haut de l'escalier. J'entends bien utiliser les photos pour adresser une admonestation aux gérants de la résidence, dès lors qu'une rampe pour handicapés était bien disponible, mais rendue inutilisable car débouchant sur une porte fermée à clé, ce qui est contraire à la réglementation sur l'accessibilité des logements.

Ce que ces deux histoires m'inspirent ?

 

La suite...

 

 
   

 

 

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