Sans vouloir me vanter, j'affirme que, le jour où les écoles, collèges, lycées de France et de Navarre possèderont, dans leur bibliothèque (ou CDI) le tiers du quart des produits culturels et pédagogiques que je possède dans ma médiathèque personnelle, on aura quasiment éradiqué l'échec scolaire dans l'enseignement primaire et secondaire !
Mieux : on pourra également occuper plus intelligemment les élèves durant toute cette phase voulue par Vincent Peillon et concernant les... - comment dit-on déjà ? - activités péri-scolaires ?
Vous ai-je dit que j'étais un adversaire de la première heure de la réforme des rythmes scolaires voulue par Vincent Peillon ? Pas pour le principe, mais parce que j'estimais qu'il mettait la charrue avant les boeufs. Je l'ai écrit sur un de mes blogs, alors même que le ministre de l'Education Nationale d'alors entamait sa campagne de COM.
Vincent Peillon n'a jamais su se servir d'un ordinateur, sinon, il aurait commencé par un vaste plan d'équipement des établissements scolaires en machines, histoire de rattraper le retard pris sur des pays comme le Luxembourg, le Danemark, Singapour....
Bien évidemment, j'entends parler, ici ou là, d'un vaste plan "numérique" à l'étude, sauf que je n'emploie jamais ce vocable de "numérique", espèce de fourre-tout qui ne veut rien dire.
Ce qui suit relève de l'assistance de l'ordinateur aux apprentissages et à la connaissance, et ça n'a rien à voir avec du "numérique" ! Du reste, sur la page précédente, vous avez bien vu que l'Education Nationale - à croire que les ministres de l'Education... ne regardaient jamais ce qui se passe dans leur propre maison ! - était déjà au parfum, via le CNED (Centre National de l'Enseignement à Distance), lequel offre gratuitement, en ligne, la totalité des programmes scolaires, au moins de la Maternelle à la Terminale. Donc, la chose existe déjà !
Ce qui est vrai aussi, c'est la qualité supérieure des didacticiels du marché, par rapport aux manuels traditionnels : depuis l'invention du multimédia, les ordinateurs sont devenus parlants et offrent aux élèves tout ce dont ils ont besoin : du texte, des images, de la vidéo, des simulations (d'éruptions volcaniques ou de séismes), par exemple. Un didacticiel de langue va vous permettre de choisir l'accent de votre professeur (anglais de Londres, écossais, irlandais, américain de l'Est, du centre, de l'Ouest..., allemand de Hanovre...). Et puis, il y a les milliers d'exercices, dont aucun élève n'a jamais pu venir à bout.
Quand votre prof de maths ou de physique vous soumet une interrogation écrite, il ou elle ramasse les copies et ne vous les rend qu'une semaine plus tard, dans le meilleur des cas. Ici, le professeur virtuel vous livre la correction presque instantanément ; parfois même, il vous demande de recommencer et, dans tous les cas, il conserve en mémoire vos performances pour mesurer vos progrès.
Le plus incroyable, de mon point de vue, est que de tels programmes - que j'ai utilisés dans le cadre de la remise à niveau et du cours particulier durant une bonne décennie - n'aient toujours pas conquis l'ensemble du monde éducatif !
Et que dire des activités artistiques et culturelles (apprentissage du dessin, initiation au solfège, découverte de la musique savante, visite des plus grands musées, consultation des grandes oeuvres de la littérature, guides touristiques, etc.) ?
Au risque de radoter, je signale que ce que vous voyez là n'est qu'un petit bout de ma médiathèque personnelle, puisque le gros de mes acquisitions est en allemand. Il faut dire qu'en Allemagne, ces produits se trouvent très facilement, et qu'ils ne sont pas chers !
Par parenthèse, beaucoup des produits exposés ici sont (désormais) introuvables dans le commerce, surtout depuis la disparition de l'enseigne Surcouf (qui les avait déjà supprimés de ses magasins après une première restructuration infructueuse). Donc, on surveille les petites annonces dans la presse, comme ce fut le cas des séries sur le ballet et l'opéra, notamment. Dans la pratique, tous les quinze jours, un nouveau coffret est disponible chez votre marchand de journaux ; mais vous pouvez aussi commander la totalité de la collection chez l'éditeur.
Alors, messieurs et mesdames les chefs d'établissements scolaires, allez donc visiter votre CDI ou votre médiathèque, et demandez-vous sérieusement si votre offre de produits pédagogiques et culturels est à la hauteur de ma collection. Sachez en tout cas une chose : dans le cadre de ma pratique du cours particulier, je ne me souviens que d'élèves estomaqués et subjugués par ce que je leur montrais, y compris dans bien des familles huppées de l'Ouest parisien (Ternes, Porte Maillot, Trocadéro, Quartier de l'Étoile, Avenue de Ségur, Neuilly-sur-Seine, Saint-Cloud, etc.) et sur le boulevard Suchet, où j'ai vécu cinq ans.
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