Ceci constitue une sorte de bilan provisoire de l'ensemble des pages déjà visibles sur ce site.
On est un pays scandaleusement injuste ; la machine à intégrer est en panne. (J.-L. Borloo, France 2, Mots Croisés, 18 février 2002) |
Sans une décentralisation massive, on ne fera pas avancer ce système qui, maintenant, est une défense de privilèges. (Claude Allègre, France 2, Mots Croisés, 18 février 2002) |
Il y a moins d'enfants des classes modestes qui accèdent à l'enseignement supérieur qu'il y a trente ans, alors que, dans l'intervalle, on a multiplié par sept le nombre d'étudiants accédant à l'enseignement supérieur. (Claude Allègre, interview Karl Zéro, Le Vrai Journal, Canal +, 6 octobre 2002.) |

1. Et si l'échec scolaire était voulu ?
Imaginez, une seconde, que les enfants des cités ouvrières deviennent suffisamment performants pour voir leurs résultats scolaires grimper en flèche. Imaginez ensuite qu'ils investissent l'enseignement supérieur comme ils ont investi les stades d'athlétisme, de football, de handball, de basketball, etc. Imaginez maintenant, dans ces conditions, le "look" qu'auraient les effectifs de nos grandes écoles, facultés de médecine, IEP, etc.
Dans tous ses écrits sur l'éducation, le sociologue François Dubet insinue à mots à peine couverts qu'il ne faut pas attendre des principaux bénéficiaires d'un système scolaire inégalitaire qu'ils en souhaitent la disparition ; c'est tout le contraire qui devrait se produire. Et, parmi les principaux - voire en tête des - bénéficiaires des inégalités scolaires, il y a les fils et filles de profs !
2. Apartheid
Dans le prolongement de ce qui précède, j'affirme que les manuels scolaires sont rédigés par des agrégés et des docteurs, pour des enfants d'agrégés et de docteurs. Pour s'en convaincre, il suffit de feuilleter un, dix, cent... manuels de français, maths, etc., et de rechercher les exercices et... les corrigés correspondants. Pas de corrigés ? Alors, une question : comment font les enfants nés de parents peu instruits, pour travailler à la maison ? Autre question : pourquoi les donneurs d'ordres (municipalités, conseils départementaux, régionaux), qui paient les livres scolaires, n'exigent-ils pas des éditeurs que les manuels (cf. livre de l'élève) soient systématiquement équipés d'un livret séparé contenant la totalité des corrigés des exercices, comme c'est déjà le cas des manuels destinés aux... enseignants ? (Lire la suite...)
3. La dyslexie, une maladie imaginaire
Ça, c'est encore moi qui l'affirme (mais il me semble qu'une grande dame de l'orthophonie soutient la même thèse), en m'appuyant sur ma propre expérience de la chose. Du reste, certains travaux d'élèves présentés ici montrent ce que ce "dysfonctionnement" a de factice. Parce que 90 % des manuels de lecture (quand ils sont effectivement utilisés par les instituteurs) s'appuient encore sur la prétendue "méthode globale de lecture". (Lire la suite...)
4. Le syndrome américain
Durant toute ma scolarité, soit du primaire au lycée, je ne me souviens pas d'avoir eu plus de dix camarades en surpoids (zéro en Terminale). Aujourd'hui, dès le primaire, on voit des situations absolument inédites, comme ces gamins qui affichent le double de leur poids théorique, ce qui n'a pas pu se faire du jour au lendemain. Sur ce plan, il semble bien que les jeunes générations battent les précédentes à plate couture. Ici, comme aux États-Unis ou ailleurs, l'alimentation n'explique pas tout. Ainsi, si Kenyans, Ethiopiens, Soudanais... sont très majoritairement minces, c'est avant tout parce que les enfants y parcourent des dizaines de kilomètres hebdomadaires pour se rendre à l'école, que les paysans y parcourent les mêmes distances pour aller chercher de l'eau, du bois, etc.
Et l'éducation physique dans tout ça ? Vous appelez ça de l'éducation physique, ces séances pendant lesquelles les jeunes transpirent à peine ? (Lire la suite...)
5. L'ordinateur
Question : combien de bacheliers français nouvellement promus seraient en mesure de poursuivre immédiatement des études supérieures dans une université anglo-saxonne, sachant que, pour y accéder, ils ont impérativement besoin du TOEFL, et que ce diplôme se passe désormais exclusivement sur un terminal informatique ? (Lire la suite...)
Cela pose la question de la maîtrise de l'informatique par les écoliers, collégiens et lycéens français, donc de l'équipement des établissements scolaires en la matière. Il ne semble pas que les choses se soient sensiblement améliorées depuis trente ans ! Par parenthèse, six milliards d'euros pour organiser des jeux olympiques à Paris (2024), ça représente, à raison de 500 euros par poste informatique installé dans les écoles, collèges, lycées de France (soit le double de ce qu'a coûté le poste sur lequel je réalise ce blog), le prix de douze millions de postes informatiques, soit de quoi équiper la totalité des élèves français, de la Maternelle à la Terminale. Voilà qui me semble bien plus urgent à faire qu'à présenter une nième candidature à l'organisation des jeux olympiques. Mais bon, à chacun ses priorités !
6. Les archives et leur valorisation
"Knowledge lost in a digital age", ou comment des pans entiers de la culture mondiale risquent de disparaître à jamais, faute d'une numérisation exhaustive des archives. Une série parue en 2007 dans divers quotidiens internationaux dont Le Monde et le New York Times. (Lire la suite...)
7. Ré-édition de grands classiques de la littérature à partir du travail des illustrateurs

Grotte de Lascaux (en 3D)

Honoré Daumier (en 3D)
8. Les quartiers dits pauvres et... les jeux olympiques
Voir qu'on s'apprête à débourser combien déjà ? Six milliards ? Disons plutôt dix pour des jeux olympiques [n. b. : le stade olympique de Tokyo va coûter 1,85 milliard d'euros, soit 650 millions de plus que prévu. Source Infosport+, 29.06.2015], en commençant par une petite centaine de millions juste pour le dossier de candidature... Et là, on se dit que ce pays doit rouler sur l'or ! (La suite...)
9. La culture dite générale : grande oubliée des programmes scolaires
En Allemagne, vers quinze heures, l'école est terminée. À l'école des petits rats de l'Opéra de Paris aussi, mais là, c'est une nouvelle journée qui commence, faite de danse. Mais pourquoi donc Vincent Peillon nous a-t-il bassinés avec ses neuf demi-journées de classe, quand l'expérience montre que cinq demi-journées font très bien l'affaire ?
L'avantage qu'il y a à libérer les après-midi ? Demandez aux élèves et enseignants de l'Ecole des petits rats de l'Opéra de Paris, ainsi qu'à tous les jeunes qui fréquentent des sections Sport-Études. Avec une réforme plus imaginative et plus audacieuse, Vincent Peillon se serait inspiré de ce qui existe déjà, au lieu de s'accrocher comme un naufragé à sa lubie des neuf demi-journées hebdomadaires. Pourquoi neuf et pas dix, onze, douze ?
Avec des écoles dûment équipées de matériel informatique, on peut réduire la journée de classe de moitié, tout en obtenant un rendement pédagogique bien meilleur. Par parenthèse, combien de demi-journées hebdomadaires pour les jeunes qui fréquentent une classe de musique au conservatoire ? Vous avez vu les progrès accomplis par de jeunes musiciens qui ne voient leur professeur qu'une fois par semaine ? Mais Peillon ne doit jouer d'aucun instrument de musique.
Le reste ? Des après-midi libérées pour aller au théâtre, au musée, au concert, au conservatoire de musique, pour faire du sport, fréquenter les bibliothèques, salles d'expositions, etc., tant il est vrai que la fracture la plus grave existant entre les élèves est bien la fracture culturelle. Question : qui en parle et qui s'en soucie ? (Lire la suite...)

En ce qui concerne la stéréoscopie, dans un premier temps, j'ai découvert que, dès les années 1830, on pouvait réaliser des images en relief, technique qui a connu un regain de forme avec l'apparition et, surtout, la relative miniaturisation des appareils photographiques au début du XXème siècle.
Puis, de fil en aiguille, j'ai découvert que l'on pouvait convertir en stéréoscopie n'importe quelle image traditionnelle, ce qui requérait tout de même l'usage de programmes informatiques adaptés. Et là, c'est tout un horizon qui s'ouvre devant vous, allant de la plus insignifiante illustration à l'image d'archive, en passant par le tableau de maître.
Bien évidemment, il a fallu faire un choix, et un principe de réalité s'est imposé, le même que celui qui incita Google à se lancer dans la numérisation d'oeuvres de la littérature : le domaine public.
Reconvertir en images en relief l'oeuvre peint et dessiné des grands et petits maîtres ? Vaste programme. Je me suis tout de même lancé, pour me faire la main. La question qui s'est posée très vite a été : sous quelle forme livrer ce travail au public ? Et voilà qu'un jour, je tombe sur ça :

Gustave Doré est probablement le plus grand illustrateur de l'histoire de la littérature mondiale ; bien que n'ayant vécu qu'une petite cinquantaine, il a eu le temps de produire des choses qui vous laissent sans voix, à commencer par cette incroyable série sur La Divina Comedia de Dante. Et, tout en tirant sur le fil de la pelotte de laine, on découvre ses illustrations pour Cervantès, La Fontaine, Charles Perrault, etc.

Face à une telle profusion de chefs-d'oeuvre, la première chose qui vous traverse l'esprit est : "Quel boulot ! Le plus raisonnable ne serait-il pas de commencer par une sorte de hors-d'oeuvre, histoire de se faire la main ?". Et voilà que, très vite, je découvre un choix de fables de La Fontaine, illustrées par un gamin : Auguste Vimar, 14 ans à la date de la parution du recueil chez Pinot et Sagaire à Epinal. Ce sera, donc, avec ce choix de fables que je vais me lancer dans le métier d'éditeur. Mais je n'oublie pas les grands classiques évoqués ci-dessus.
Seulement voilà : devant une telle montagne de projets, il va bien falloir trouver des partenaires. Et pourquoi ne pas sensibiliser des villes susceptibles d'être intéressées ? Prenons quelques grands noms de la littérature et de l'art : Gustave Doré est né à Strasbourg ; Alphonse Daudet est de Nîmes ; Théophile Gautier de Tarbes, La Fontaine de Château-Thierry, Dante Alighieri de Florence...
Ça nous fait des oeuvres de la grande littérature mondiale illustrées à chaque fois par de grands artistes. Je pense honnêtement que de nombreuses villes aimeraient s'associer à la réédition des oeuvres d'un enfant du pays, tout en s'offrant le luxe d'une première mondiale dès lors qu'à chaque fois, l'illustration de l'ouvrage en 3D serait totalement inédite.
La balle est, par conséquent, dans le camp des élus de Strasbourg, Nîmes, Tarbes, Château-Thierry, Épinal (l'image d'E...!), Florence, etc., liste non exhaustive évidemment : tout(e) élu(e) d'une ville désireux(se) d'honorer un(e) enfant du pays dans le cadre de la réédition d'une de ses oeuvres n'aura qu'à me contacter. Vous avez forcément compris le principe : tout part de la qualité de l'illustration, laquelle fera l'objet d'une nouvelle mouture en 3D.
Bien évidemment, il existe des chefs d'oeuvre de la littérature qui n'ont jamais fait l'objet d'une illustration systématique (on pense notamment à Victor Hugo ou à Alexandre Dumas). Dans ces conditions, pourquoi ne pas solliciter des jeunes doués pour le dessin, à l'instar de ce que Pinot et Sagaire ont fait avec le jeune Vimar ? Là encore, il devrait être possible à des municipalités, conseils départementaux et régionaux, associations culturelles et autres, d'organiser des concours en vue de dénicher de jeunes talents.
Ce qui précède ne vaut pas que pour la France, dès lors que la totalité des ouvrages que j'entends ré-éditer paraîtront dans une version au minimum bilingue. Le fait est que la pratique des langues, dans cet univers prétendument unifié qu'est l'Union Européenne, est à la traîne. Et voilà qu'on nous annonce, en France même, la disparition des classes bi-langues. Quelle ineptie bureaucratique ! Ceux qui ont imaginé ce projet ne doivent pas connaître le nombre de travailleurs frontaliers français, appelés à traverser quotidiennement, qui la frontière avec l'Allemagne, qui la frontière avec la Suisse alémanique, pour s'en aller travailler chez Siemens, BASF et autres Daimler-Benz ou Volkswagen ! Du grand n'importe quoi ! Alors, évidemment, en Allemagne même, ils sont nombreux à penser que leurs voisins français sont devenus fous !
En tant qu'adepte du multilinguisme, je m'intéresse, bien évidemment, à tous ces pays (Belgique, Luxembourg, Suisse, Canada..., pour ne parler que de l'hémisphère Nord) où les enfants pratiquent plusieurs langues à l'école ou qui ont plusieurs langues nationales. Et à cela, il faut bien évidemment ajouter ces grands espaces linguistiques que sont l'espace anglophone et ses pendants germanophone, hispanophone, lusophone...
Pour bien les connaître, je sais, par exemple, que les Allemands seront, à n'en pas douter, fort sensibles à mes propositions autour de rééditions de leurs grands classiques (Grimm, Hauff, Bechstein...) ; je m'attends même à 100 % de réponses dans les quinze jours, comme lors de ma dernière opération de communication.
Ce qui précède date de 2013, année du bicentenaire de la naissance de Richard Wagner. Quant à l'édition en 3D, je reproduis ci-dessous quelques échantillons d'ouvrages parus en Allemagne au cours des dix dernières années. C'est dire si je m'attends à y trouver des interlocuteurs pas du tout dépaysés. Il faut dire qu'apprendre la géographie avec des cartes en relief virtuel, les jeunes Allemands y sont habitués depuis pas mal de temps.
Comme on peut le voir, en Allemagne, l'édition d'ouvrages généralistes en 3D n'a rien d'exceptionnel.
Mais il n'y a pas que la littérature et les arts graphiques. Dès lors que toute image traditionnelle peut faire l'objet d'une "remasterisation" en 3D, l'opération ne devrait pratiquement ne connaître aucune limite, incluant cartes postales anciennes, gravures, peintures..., sans oublier la photographie de monuments existants : châteaux, cathédrales, sites naturels, etc. Et là, on pense à des sites comme Versailles, les châteaux de la Loire et du Vexin, Rambouillet, Fontainebleau, les cathédrales gothiques et autres (Amiens, Reims, Chartres, Beauvais, etc.), tous monuments à présenter à un vaste public sous la forme d'albums d'images ou de posters en 3D.
Le fait est que les plus grandes stars du cinéma hollywoodien misent désormais sur la 3D pour drainer de nouveau le public vers les salles obscures. Dans ces conditions, pourquoi cracher sur une méthode qui marche et, de surcroît, attractive et spectaculaire ?

Il serait quand même navrant que la "vieille" reine d'Angleterre s'avère plus "up to date" en matière d'images en relief, que des responsables politiques bien moins âgés qu'elle !

Cela dit, je n'oublie pas qu'avant de me passionner pour l'imagerie assistée par ordinateur, j'ai d'abord oeuvré dans la pédagogie, qui reste mon métier de base. Et en matière de remise à niveau, mon bilan est simple : 100 % de réussite pour tous mes élèves de la Maternelle à la 3ème des collèges, soit entre les années 1985 et 2005, le tout sur la base de deux heures de cours hebdomadaires (un peu plus dans certaines familles assez rares et plutôt aisées). Et pourquoi seulement jusqu'à la classe de 3ème ? Parce qu'au lycée le programme est bien plus lourd et qu'il faut, par conséquent, un gros contingent d'heures par semaine, ce qui est fort compliqué à organiser. Par ailleurs, plus un (mauvais) élève est âgé, et plus il a accumulé les mauvaises habitudes, ce qui ne se répare pas en deux heures hebdomadaires.
Concrètement, on vous appelle, par exemple à la fin d'un mauvais premier trimestre et suite à un bulletin de notes désastreux, pour relever le niveau de l'élève. Et le niveau de l'élève s'améliore nettement. Mais, pour ce faire, il fallait que je fixe certaines conditions, ce qui m'amenait à toujours poser les mêmes questions préliminaires :
- votre enfant a-t-il un ordinateur ?
- est-il un adepte des jeux vidéo ?
- pratique-t-il des activités extrascolaires (conservatoire de musique, sports, théâtre, fréquentation de la bibliothèque municipale, etc.) ?
Explications :
1. L'ordinateur : soutien pédagogique indispensable, surtout à partir des années 1995 (Windows 95), avec l'avènement du multimédia (ordinateur parlant). Grâce à des programmes adaptés (cf. la panoplie que je présente sur le site), j'insistais pour que les élèves apprennent à travailler en autonomie ("toutes les questions que tu te poses sont dans la machine ; à toi d'aller y chercher les bonnes réponses."), ce qui fait que l'élève se préparait au cours, comme on se prépare avant de se faire auditionner au conservatoire de musique, la dynamique étant rigoureusement la même : l'élève travaille seul chez lui ; le cours avec prof permet ensuite de vérifier les acquis et ce qui reste à approfondir. Ce qui fait qu'aux deux heures de cours particulier avec prof, il faut ajouter les heures sans prof, mais avec ordinateur... Salma et Inès en sont d'excellentes illustrations : quand les parents ne sont pas assez instruits pour répondre aux questions de l'enfant, il reste toujours l'ordinateur, à condition qu'il y en ait un à la maison, ou dans une salle informatique en bas de l'immeuble, dans les zones de HLM.!
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J'espère que vous comprenez mieux, maintenant, le sens de mes missives à IBM et à l'OPAC, il y a vingt ans, pour une installation massive de salles informatiques dans les quartiers pauvres !
2. Les jeux vidéo : en voyant débarquer les premièes consoles de jeu dans les chambres d'enfants (garçons), notamment la fameuse PS One de Sony, j'ai tout de suite compris qu'on allait vers une catastrophe d'envergure en termes d'échec scolaire. Je pense à ces statistiques du BAC dans une fameuse académie près de Paris, il y a quelques années : autour de 85 % de réussite chez les filles, contre autour de 58 % chez les garçons ; un différentiel qui s'expliquait largement par les heures (parfois tard la nuit) que les garçons consacraient à leur Playstation. Du coup, je n'allais plus du tout chez les adeptes de ces jeux, car cela aurait plombé mes propres statistiques !
3. Les activités extra-scolaires : pratiquer assidûment un sport ou un instrument de musique exige de soi une réelle discipline et une hygiène tant corporelle qu'intellectuelle. Le fait est que je n'ai pas beaucoup rencontré de bons petits musiciens qui aient été mauvais élèves en classe. À cela s'ajoute la culture générale (fréquentation des bibliothèques) qui apporte à l'élève ce petit plus qui fait toute la différence entre les premiers/ères de classe et le peloton des médiocres.
Il se trouve que ma vision de la pédagogie tombe tout à fait en phase avec le métier d'infographiste grâce, donc, à un instrument aux capacités insoupçonnées : l'ordinateur, cet outil pédagogique ô combien performant, pour peu quon s'en serve à bon escient. Problème : dans ce domaine, la France est à la traîne, pour ne pas dire à la rue, lorsque comparée à des pays bien plus petits comme le Luxembourg, le Danemark, Singapour...
Alors imaginons, par exemple, une ville pauvre et sinistrée de la banlieue parisienne, en tout cas vilipendée par les médias pour diverses raisons (mais je n'exclus aucune autre ville : grande, petite, riche...). Imaginons que le conseil municipal de la ville mette en place, pour l'été qui vient (2015), un programme d'équipements de salles informatiques au sein de l'habitat HLM (pas à un kilomètre ni même à 500 mètres mais au rez-de-chaussée même des immeubles), avec portes et fenêtres renforcées ainsi que de petites caméras vidéo pour la sécurité. Imaginons qu'ensuite, la municipalité fasse appel à des donateurs : particuliers et entreprises cherchant à se débarrasser de matériel informatique obsolète. Ce matériel, remis en état par des jeunes de la ville, irait équiper les salles évoquées plus haut.
Imaginons, maintenant, que le maire (ou l'adjoint(e) au maire chargé(e) des affaires scolaires) me contacte pour que je vienne assurer des animations bénévoles à base d'enseignement assisté par ordinateur. J'apporterai mes propres outils pédagogiques que j'installerai sur les ordinateurs, ainsi que divers recueils d'exercices de ma conception, tout en instruisant d'autres bénévoles (de préférence des étudiants) sur la marche à suivre dans l'encadrement des élèves.
| Début des opérations : dès la fin de l'année scolaire. Durée à prévoir : deux mois (juillet-août) |
| Déroulement du programme : une demi-journée par jour et par élève de travail oral, écrit et sur ordinateur, soit (au moins) cinq demi-journées par semaine = vingt heures hebdomadaires. |
| Matières abordées : français, mathématiques, langues vivantes (anglais, allemand, espagnol), sciences (physique, chimie, SVT), arts (solfège, découverte des arts graphiques, visites virtuelles de musées, etc.), travaux pratiques (dactylographie, photographie, infographie) |
Bilan prévisionnel de l'opération : aux élèves qui auront suivi l'ensemble du programme durant deux mois (juillet-août), je suis en mesure de garantir 100 % de passages dans la classe supérieure (ce qui veut dire qu'il faudra reconsidérer les décisions des conseils de classe intervenues deux mois plus tôt, ordonnant à tel ou tel élève de redoubler...). Cela dit, il risque d'y avoir des problèmes avec des élèves de Troisième interdits de lycée en juin, mais parfaitement aptes à y accéder à la fin août.
D'ores et déjà, j'ai entrepris de contacter un certain nombre d'élus de la région parisienne sur la possibilité d'organiser ces animations. Il va sans dire que, sans ordinateurs (une machine par élève), rien ne se fera. Et comme, malheureusement, je n'ai pas le don d'ubiquité, en cas d'affluence des propositions, la liste sera vite close. Mais il reste plein d'autres projets (cf. la co-édition).
Mesdames et messieurs les élus de terrain, la balle est dans votre camp. Si l'opération que je vous propose réussit - et je ne vois pas pourquoi elle échouerait -, nous aurions définitivement tordu le coup à ce serpent de mer qu'est l'échec scolaire et vous ne pourriez que glaner des acclamations méritées de la part de vos administrés, à chacune de vos apparitions publiques.
Maxima debetur puero reverentia.
Le plus grand respect est dû à l'enfant.
(Juvénal, Satires, XIV, 47)
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